Attention aux somnifères en vieillissant

Attention aux somnifères en vieillissant

Attention aux somnifères en vieillissant

La majorité des gens sont conscients que la prise de somnifères n’est pas recommandée pour un usage à long terme, mais peu de gens savent réellement ce que cela pourrait causer. L’objectif ici n’est pas de dénoncer leur usage, puisque pour différentes raisons, la prise momentanée de somnifères est souvent nécessaire au rétablissement d’un bon état de santé.

Le sommeil est tellement important en santé humaine que nous devrions en faire une priorité pour toute évaluation de santé. À chaque rendez-vous chez le médecin, vous devriez être questionné sur la qualité de votre sommeil. Nous discuterons spécifiquement de l’impact des problèmes de sommeil sur la santé, notamment pour la démence, la prise de poids et la santé cardiovasculaire, dans un prochain article.

Pour revenir à l’usage des somnifères, c’est bien sûr leur usage à moyen/long terme qui posent des risques pour la santé. Souvent, cela résulte de la grande difficulté à les arrêter étant donné l’établissement d’une dépendance. Tel que mentionné par Dr Lambert dans le 3e article sur le vieillissement et la consommation de médicament :

« [Ah, vous ne dormez pas bien? On va vous donner un petit quelque chose pour vous aider, temporairement.] La première chose que l’on constate, c’est que le patient prend toujours cette médication après dix ans. »

Il faut savoir que pour plusieurs médicaments, la dose recommandée pour les gens vieillissants est plus faible et l’utilisation de plus de 2 à 3 semaines est déconseillée et requière une réévaluation complète du patient. De plus, la conduite automobile est souvent déconseillée pour les 12 prochaines heures. Ainsi, la prise d’un somnifère à 11 heure le soir demanderait de ne pas conduire jusqu’à 11 heure de l’avant-midi le lendemain.

Les médicaments les plus connus pour les problèmes de dépendance, d’accoutumance ou d’autres risques, spécifiquement pour les gens vieillissants, sont les benzodiazépines. L’usage de ces médicaments anxiolytiques, calmants, hypnotiques et anticonvulsifs est très rependue. Une étude récente a conclu que leur usage à long terme augmente légèrement les risques d’Alzheimer (Tapiainen et al, 2018. The risk of Alzheimer’s disease associated with benzodiazepines and related drugs: a nested case-control study).

De plus, la qualité des phases profondes du sommeil, incluant la phase REM (Rapid Eye Movement), est altérée par ces médicaments, ce qui s’avère important pour limiter les processus de vieillissement prématuré en regard des fonctions cognitives. Plusieurs études ont démontré l’importance de rêver et malheureusement, l’usage des somnifères cause habituellement un sommeil moins profond, moins réparateur, sans la phase de rêves.

Les principaux risques reliés à l’usage prolongé des somnifères de façon général sont :

  • l’augmentation du risque de chutes et autres altérations des fonctions psychomotrices,
  • les troubles de la mémoire (amnésie antérograde),
  • des troubles de comportement (ex : désinhibition),
  • une altération de l’état de conscience (hallucinations, euphorie, etc.),

Il est important de mentionner que 20 % des fractures de la hanche, causées par une chute durant la nuit, se traduiront par un décès. De plus, la Société canadienne de gériatrie a rapporté en 2017 que seulement 1 personne sur 13 ressentirait de réels bénéfices avec un traitement aux sédatifs-hypnotique, alors que 1 personne sur 6 développerait des problèmes de santé suite à ces traitements.

Pour plus d’informations sur les risques, le site internet Choisir avec soin, créé par l’Association médicale canadienne, l’Université de Toronto et le Ste-Michael’s Hospital, est un bon outil de consultation, spécifiquement pour les gens âgés.

Nous devrions donc envisager d’améliorer nos habitudes de vie avant tout et de faire attention à certains comportements qui compromettent la qualité de notre sommeil. Voici un article de notre collaborateur le psychologue Stéphane Migneault sur les 7 mauvaises habitudes pouvant nuire à votre sommeil.

Pour ce qui est des produits VitoliMD, deux sont utilisés pour les problèmes de sommeil : VitoliMDSommeil et VitoliMD Stress et anxiété. Ils sont utilisés à raison d’une ou deux capsules 30 à 40 minutes avant d’aller au lit. Habituellement VitoliMD Sommeil est plus efficace, mais certaines personnes vont préférer utiliser VitoliMD Stress et anxiété. Il est aussi possible d’utiliser une capsule de chaque produit.

Il est toujours conseillé d’en parler à son pharmacien(ne) en cas de prise de médicaments.

Voici les allégations permises par Santé Canada pour VitoliMD Sommeil :

  • Aide à réduire le temps pour s’endormir.
  • Aide à augmenter la durée totale et la qualité du sommeil chez les personnes souffrant de restriction ou d’horaire altéré du sommeil.
  • Utilisé en phytothérapie pour aider à dormir.
  • Aide à soulager la nervosité.
  • Fournit des antioxydants.

N’hésitez pas à parler de VITOLIMD à votre pharmacien, il saura vous conseiller.

Les bienfaits insoupçonnés de la pleine conscience

Les bienfaits insoupçonnés de la pleine conscience

Méditation. Marie-Ève Lécine, Française d’origine, a choisi le Québec il y maintenant 17 ans. Établie à Cap-Rouge depuis 10 ans, elle a travaillé dans une Chaire de recherche en santé psychologique au travail afin de faire en sorte qu’il y ait moins de souffrance dans les organisations. Ceci avant de devenir professeur de méditation pleine conscience et de finalement trouver une façon de marier ses deux passions.

«J’ai approfondi la question: comment faire pour qu’un gestionnaire soit plus conscient des besoins en matière de santé et de bien-être au travail de ses employés ? Ce qui m’a menée à m’intéresser à la présence thérapeutique, puis qui m’a menée à la pleine conscience, l’imagerie intérieure et la méditation», résume-t-elle pour expliquer son parcours.

Dix ans plus tard, elle a créé une entreprise qui rassemble ses intérêts et qui adresse à la fois la santé psychologique au travail et l’importance de la pleine conscience. «Je fais donc beaucoup de coaching pour des personnes qui ont des blocages intérieurs dans leur travail. Je travaille avec eux avec la pleine conscience et les images. Je forme également beaucoup de personnes et de professeurs à la méditation pleine conscience.»

Les bienfaits de la pleine conscience

Dans nos sociétés on est beaucoup dans notre tête et être dans sa tête ça a du bon pour la réflexion. Mais on vit trop souvent dans notre petit hamster mental que Marie-Ève Lécine appelle la conscience absente. «On n’est pas vraiment là, et il y a quelque chose qui s’empare de nous et nous fait souffrir. On stresse pour des choses qui n’existent pas. On se dit qu’on n’est pas bon, on se compare, on a un discours intérieur négatif. Ce sont tous des visages de la conscience absente. Rares sont les techniques qui peuvent nous permettre de nous réapproprier notre conscience. La méditation c’est le raccourci le plus rapide pour le faire», affirme-t-elle.

La professeur qualifie la médiation d’un entrainement pour l’esprit au même titre que le sport est un entrainement pour le corps. «Donc, en entraînant régulièrement, même modestement, tous les jours, tu te rééduques à redevenir capitaine de ton navire. Finalement, ces pensées-là qui avant étaient souffrantes, tu es capable de les ignorer, il y en a moins. Tu fais plus des choix qui correspondent à qui tu es vraiment. Par la bande, ça aide à enlever toutes ces traces de stress accumulées depuis des années. Plus ta pratique est régulière, plus ça faire en sorte que tu vas vivre moins de stress, plus d’émotions positives, moins d’affects négatifs comme l’irritabilité et l’impatience», ajoute-t-elle.

La méditation apporte donc des changements à court terme, mais également plus profonds. Si la pratique est plutôt simple, elle doit tout de même être faite de façon régulière pour être bénéfique. «On appelle ça arroser les racines. Pour faire en sorte que lors d’un grand moment de turbulence, on va ressentir notre solidité.»

La pleine conscience au quotidien

Quelle est la différence entre la méditation et la pleine conscience? «La pleine conscience c’est l’art de revenir dans le présent. J’aime beaucoup l’expression «présence attentive». La vigilance à l’instant présent qui fait que quand tu es en pleine conscience, tu es dans un espace non souffrant. Le présent il est tout simple: des sons, des gestes, des odeurs, des sensations, la respiration. La méditation quant à elle c’est l’entrainement pour revenir dans l’instant présent. Et il y en existe plein de types. J’affectionne beaucoup la méditation guidée de type imagerie intérieure. Dans celle-ci tu viens, par les images, rapatrier au premier plan de belles émotions comme la joie, la patience, l’amour. Et ton mental lui il ne fait pas la différence entre ce que tu vis à l’extérieur et ce que tu ressens à l’intérieur. La preuve c’est que parfois, on se fait des films dans nos têtes. On s’inquiète et on a réellement peur alors que rien n’est encore arrivé »

Comment faire pour profiter des bienfaits de la pleine conscience ? Marie-Ève Lécine conseille de commencer en apprenant à méditer avec un cours ou en suivant des méditations guidées. «Et il faut commencer petit, en n’étant pas en mode performance quand on médite. Sinon ça ne fait aucune différence avec le reste de la vie. La méditation pour moi c’est de la bienveillance envers soi. Donc il faut apprendre à se traiter soi-même avec bienveillance au sein de notre pratique de la médiation. On peut commencer avec trois minutes une à deux fois par jour. Ensuite cinq. L’idée est de ne pas s’en dégoûter et de s’entrainer dans le non-contrôle et la simplicité. Ce qui est bien différent du mode performance auquel on est habitués», termine-t-elle.

On peut suivre les cours de Marie-Ève Lécine en entreprise, au Monastère des Augustines ou en ligne en direct. Plus d’info sur Letitbemeditation.com

L’article Les bienfaits insoupçonnés de la pleine conscience est apparu en premier sur Quebec Hebdo.

Les femmes, l’arthrite et la douleur neuropathique

Les femmes, l’arthrite et la douleur neuropathique

Avancées dans le développement d’un nouveau médicament contre la douleur arthritique chez les femmes

Toute personne vivant avec l’arthrite sait qu’il existe plusieurs types de douleurs arthritiques, et qu’un traitement qui fonctionne pour un type de douleur ne fonctionnera pas nécessairement pour un autre. Jason McDougall, Ph. D. et professeur au département de pharmacologie et au département d’anesthésie, de gestion de la douleur et de médecine périopératoire de l’Université de Dalhousie (Nouvelle-Écosse), et Melissa O’Brien, étudiante au doctorat, dirigent une équipe de recherche dans le but d’en apprendre davantage sur les différences entre la douleur chez les hommes et les femmes qui vivent avec l’arthrite.

Qu’est-ce que la douleur névralgique?

L’inflammation articulaire n’est pas la seule source de douleur arthritique. Certaines personnes atteintes d’arthrose ou de polyarthrite rhumatoïde éprouvent aussi de la douleur névralgique. « Il s’agit d’un type de douleur spécifique associée à des lésions aux nerfs eux-mêmes. Cela peut entraîner un déclenchement anormal dans les nerfs qui occasionne de la douleur évoquant des coups de poignard ou des aiguilles, explique M. McDougall. Bien que les chiffres varient, environ 30 à 40 % des patients atteints d’arthrite ont de la douleur neuropathique. »

M. Jason McDougall et son équipe de recherche souhaitent en apprendre davantage sur les différences dans la douleur neuropathique en fonction du sexe à la naissance. « Les femmes sont plus susceptibles de développer l’arthrite et d’éprouver de la douleur neuropathique. Ainsi, je pense qu’il y a un grand besoin d’étudier les différences entre les sexes afin de comprendre ce qui contribue à la douleur arthritique », dit-il.

Pourquoi les femmes peuvent-elles avoir une expérience différente de la douleur arthritique?

Bien que les hormones sexuelles jouent un rôle dans la douleur, leur incidence exacte reste imprécise. « Certaines études montrent que les hormones sexuelles des femmes peuvent avoir un effet neuroprotecteur très important et qu’elles peuvent aussi prévenir la douleur neuropathique. Cependant, d’autres études démontrent qu’en cas de douleur neuropathique, les hormones sexuelles féminines peuvent en fait contribuer à ce type de douleur, souligne M. McDougall. Lorsqu’on se penche sur les différences entre les hommes et les femmes, on utilise souvent l’argument des hormones sexuelles, mais il doit y avoir plusieurs autres facteurs qui expliquent ces différences. Cependant, nous ne les connaissons pas encore. » D’autres études semblent indiquer que les femmes ne réagissent pas aux médicaments de la même façon que les hommes.

Le traitement de la douleur neuropathique

Les médicaments anti-inflammatoires, tels que l’ibuprofène, fonctionnent bien pour ce qui est de la douleur qui découle de l’inflammation, mais ils ne sont pas efficaces contre la douleur neuropathique. Actuellement, il existe des médicaments utilisés pour traiter la douleur neuropathique causée par le diabète et la sclérose en plaques. « Nous avons réalisé des études préliminaires sur certains de ces médicaments à l’aide de modèles arthritiques et avons découvert qu’ils sont également assez efficaces pour réduire la douleur articulaire », affirme M. McDougall.

Dans le cadre d’une étude effectuée sur des rats de laboratoire  (en anglais) et publiée en 2019 dans la revue médicale Pain, M. McDougall et ses collègues ont découvert que les lésions nerveuses dans les genoux des rats n’avaient pas les mêmes effets sur les femelles que sur les mâles. Les femelles éprouvaient aussi davantage de douleur neuropathique. De plus, un médicament qui inhibait les signaux de douleur neuropathique a produit de meilleurs résultats chez les femelles. La recherche est encore en cours, mais c’est un pas important dans la quête de nouveaux traitements pharmacologiques pour cibler la composante neuropathique de la douleur arthritique. « Les médicaments qu’on a utilisés jusqu’à maintenant ont des effets à court terme. C’est pourquoi nous essayons maintenant de développer une approche qui soit fondée sur les anticorps afin de cibler cette voie et ainsi obtenir des semaines, voire des mois de soulagement, explique M. McDougall. Espérons qu’à l’avenir, cela pourra aider les patients qui vivent avec l’arthrite. »

Ce projet de recherche a été financé par une subvention stratégique de fonctionnement accordée à M. Jason McDougall pour la période de 2018 à 2020, et par une bourse salariale de formation au doctorat accordée à Melissa O’Brien pour la période 2017-2018.